Le cobalt en Nouvelle-Calédonie

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Au début des années 2000 alors que nous réalisons une campagne de sondages d’exploration sur la périphérie du gisement de Goro, le creusement d’un décanteur met à jour une vieille galerie. Il s’agit d’une galerie de ‘cobaleurs’, ces mineurs de cobalt, très actifs en Nouvelle-Calédonie au début du XXème siècle. A cette époque le Caillou était quasiment le seul producteur mondial de ce rare minerai, puis la découverte de la Copper Belt et de ses riches gisements sulfurés et oxydés de Co fera rapidement péricliter la production calédonienne.

Les minéraux porteurs du cobalt sont principalement l’hétérogénite et l’asbolane. Ces hydroxydes de manganèse tachent les doigts (soi-disant un noir avec une nuance bleutée que je n’ai jamais constatée dans les faits). On les trouve principalement dans les latérites jaunes au-dessus du contact avec la saprolite. Leurs formes indurées concrétionnées étaient la cible des cobaleurs. Ce sont des encroûtements le long de systèmes racinaires qui sont particulièrement fréquents lorsque la couche de latérite jaune est proche de la surface et tendrait à prouver que le dépôt de ces minéraux se produit en particulier au niveau de fluctuation de la nappe phréatique. 

Aujourd’hui la Calédonie est un petit producteur, le cobalt étant un sous-produit qui valorise son minerai de nickel à faible teneur traité sur place à l’usine de Goro ou exporté. Ce minerai est censé être un ‘minerai propre’ comparé à certaines exploitations artisanales de RDC.

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