Lors d’un voyage en Afrique du Sud, j’ai pu visiter la célèbre ‘Blue Mine’ à Springbok. Cette ancienne mine fait partie du district de cuivre d’O’Okiep situé dans le complexe métamorphique du Namaqualand.
Malgré sa taille très modeste, la Blue Mine a une importance historique en Afrique du Sud, car elle est considérée comme la première « opération minière » du pays (bien avant les découvertes du diamant, de l’or ou du platine). Les affleurements minéralisés ont été exploités par les populations natives du Namaqualand bien avant l’arrivée des Européens, mais l’exploitation industrielle n’a commencé qu’en 1852 précisément sur cette mine.
La minéralisation du cuivre se trouve dans des corps isolés de roches intrusives mafiques comme des anorthosites ou de l’orthopyroxénite. Les gisements de sulfure magmatique de ce district sont encore difficiles à classer compte tenu des rapports Cu/Ni et Cu/S élevés. Il y a des similitudes avec Voisey’s Bay mais aussi les gisements de type IOCG. Les sulfures économiques sont principalement de la Chalcopyrite et de la Bornite, relativement abondante. Sur de nombreux gisements, les fluides métamorphiques et météoriques ont remobilisé le cuivre en enrichissant les gisements avec des sulfures tels que la Chalcocite et la Covellite.
Le nom de Blue Mine trouve son origine dans les minéraux secondaires formés dans la zone d’oxydation. Mais il y a très peu de carbonates comme l’azurite dans ce contexte, au lieu de cela les espèces supergènes sont principalement des phosphates comme la Cornetite et la Libethenite, avec aussi des silicates comme la Chrysocolle.
Merci à Jean-Marc Johannet, qui a su capter la beauté des cristaux de cornetite, ici minuscules.




